Si vous vous intéressez aux cryptomonnaies ou plus particulièrement au Bitcoin, il est fort probable que vous ayez déjà entendu parler de la technologie blockchain. Je pense que si vous lisez cette article, c’est que vous ne comprenez pas totalement qu’est ce que la blockchain.

Cette article aura pour but de vous aiguiller sur cette nouvelle technologie en répondant à 2 questions :

  • Qu’est que la Blockchain ?
  • Comment fonctionne la Blockchain ?

Qu’est ce que la Blockchain ?

De l’extérieur, une blockchain possède des similarités avec Wikipedia par exemple ;

Avec une blockchain, de nombreuses personnes peuvent rentrer toutes une séries d’informations, et une communauté d’utilisateurs peuvent contrôler comment les informations créées vont être mises à jour ou suspendues. De même, les informations présentes sur Wikipédia n’ont pas été produites par un unique utilisateur.

Cependant, lorsque que tu analyses plus précisément le système de diffusion des informations, tu te rendras très vite compte des différences entre la blockchain et Wikipédia. Pendant que les deux sont distribués grâce à internet, Wikipédia est construit sur le protocole WWW (World Wide Web) en utilisant le modèle client-serveur : c’est à dire que vous, le client, envoyer des requêtes au serveur, Wikipédia, qui attendent des requêtes de clients et y répondent soit en acceptant soit en refusant ces requêtes.

Donc l’utilisateur (le client) avec la permission associée à son compte sera capable de changer les informations présentes sur Wikipédia  et qui sont stockée dans leurs serveurs centralisés.

Lorsqu’un utilisateur veut avoir accès à une page Wikipédia, il devra créer une mise à jour de la page originale en faisant une nouvelle requête à Wikipédia. Ainsi le contrôle des données présentes sur Wikipédia reste entre les mains de ses administrateurs qui décident quelles sont les mises à jour acceptées et refusées.

Ce fonctionnement de Wikipédia est similaire à toutes les autres bases de données ultra-sécurisées et gardées par les gouvernements, les banques et les GAFA. Ce contrôle centralisé des bases de données est expliqué par leur propriétaire par leur management des mises à jour, les fonctionnalités nouvelles ajoutées et leur protection contre des cyber-attaques.

Les bases de données décentralisées créées par la technologie blockchain possède un fonctionnement totalement différent. C’est cela qui rend la Blockchain si intéressante.

Les données crées par l’utilisateur Wikipédia sont éditées sur un serveur et tous les autres utilisateurs voient la nouvelle version de la page dès que les administrateurs ont accepté la mise à jour. Il y a donc un temps d’attente, appelé « réplication lag », entre la création des nouvelles informations et l’émission sur le site de Wikipédia. Dans le cas de la blockchain, tous les « nœuds » ou utilisateurs doivent arriver à la même conclusion : chacun, indépendamment des autres, émet une version des nouvelles données émises dans le réseau (par exemple, des données liées à une transaction) et la version la plus populaire remplace l’ancienne version présente. Et tout cela se fait presque instantanément.

C’est cette différence qui rend la blockchain si utile. Elle représente une innovation dans l’enregistrement et la distribution d’information qui élimine la nécessité d’un tiers de confiance (gouvernements, banques) pour faciliter les relations digitales.

Cependant, la blockchain n’est pas forcément une nouvelle technologie.

C’est plutôt une combinaison de technologies déjà existantes. c’est un assemblage de 3 technologies : Internet, la cryptographie asymétrique (clé privée et clé publique) et d’un système de « prime au travail » (protocole Blockchain). C’est cette assemblage crée par Satoshi Nakamoto qui a rendu le Bitcoin si efficace.

Le résultat est un système pour interactions digitales n’ayant pas besoin d’un tiers de confiance pour vérifier une transaction financière dans le cas du bitcoin. La sécurisation de ces interactions digitales est implicitement fournie par l’architecture du réseau de la blockchain.

La confiance est un sentiment d’assurance, de sécurité qui permet de stabilité la relation entre personne. On peut donc aussi dire que c’est un jugement du risque. Dans le monde digital, la confiance est souvent déterminée par l’authentification ou l’autorisation d’une personne. Je ne pense pas que tu achètes sur un site internet sans connaître la marque, sans avoir des avis de personnes ayant déjà commandé et si tu n’as pas assez d’argent sur ton compte bancaire.

Sur internet, on veut donc savoir qui fais quoi ? qui est la personne avec qui j’interagis ? Si elle a assez d’argent pour me payer ?…

Dans le cas de la blockchain, la clé privée est un outil extrêmement utile pour fournir les informations sur son identité que l’on souhaite. La clé privée t’appartient à toi, c’est toi qui décide des informations que tu veux fournir aux personnes avec qui tu interagis. Ainsi, cela te permet de mieux contrôler ta vie privée. Pour faire une transaction, tu fourniras que les informations nécessaires pour l’échange de cryptomonnaies et donc tu seras moins exposer aux risques de piratages. Si tu te fais arnaquer par un vendeur peu scrupuleux, ce sera de ta faute et non plus de ta banque, de internet…

Cependant, l’authentification n’est pas suffisant. L’autorisation (avoir assez d’argent, émettre le « bon » type de transaction…) a besoin d’un réseau décentralisé, « pair à pair » comme point de départ. Un réseau décentralisé réduit les risques liés à la centralisation : la corruption et l’erreur humaine.

Un réseau décentralisé doit aussi s’engager à une tenue des comptes et à la sécurité de ses transactions. Les transactions autorisées sont donc le résultat d’un réseau entier qui applique des règles définies dans le protocole Blockchain.

L’autorisation et l’authentification appliqué de cette façon permettent aux interactions de s’effectuer dans le monde digital sans compter sur un tiers de confiance, souvent couteux pour les deux parties de l’interaction (données privées, argent…). Aujourd’hui, de nombreux entrepreneurs, dans tous les secteurs d’activités présents dans le monde, sont en train d’envisager toutes les nouvelles implications de ce type d’interaction : des relations digitales nouvelles et beaucoup plus « puissante » sont désormais possible. La technologie Blockchain est souvent décrit comme le noyau des transactions pour internet : la fondation de « l’internet de valeur ».

 Enfaite, l’idée que les clés cryptographiques et de livres de comptes partagés peuvent inciter l’utilisateur à sécuriser et formaliser les relations digitales permette d’imaginer ce que vont devenir les relations futures. Gouvernements, Banques, « les géants du Web » sont à la recherche de ce type de relation afin de construire le même système de transaction que la blockchain.

L’autorisation et l’authentification, qui sont vitales pour les transactions digitales, sont les résultats de la configuration de la blockchain.

Et cette configuration peut s’appliquer à toutes interactions nécessitant de la confiance, c’est à dire toutes les interactions humaines.

 

Comment fonctionne la Blockchain ?

Précédemment, nous avons vu la cryptographie asymétrique, un réseau décentralisé et un protocole qui verse une prime aux personnes qui garantissent la sécurité du réseau décentralisée

Dans les parties suivantes, je vais vous expliquer comment ces trois technologies travaillent ensemble afin de sécurisé les interactions digitales.

 

Cryptographie asymétrique

Deux personnes, Bob et Alice, espèrent faire une transaction à travers internet.

En créant leur wallet ou portefeuille à cryptomonnaies, chaque d’eux a obtenu une clé privée et une clé publique.

 

1ère étape: alice génère ces 2 clés. La clé publique (verte) est transmise à Bob. Par contre, Alice conserve précieusement sa clé privée (rouge) et sans la divulger à personne.

 

2ème étape et 3ème étape: Bob chiffre les informations (message, transactions…) qu’il veut envoyer à Alice grâce à la clé publique d’Alice et envoie le message chiffré. Alice déchiffre le message grâce à sa clé privée.

Ces deux infographies sont disponible sur: https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptographie_asym%C3%A9trique

Ces procédés cryptographiques de la blockchain ont pour but de garantir la sécurité de votre identité digitale.

Cette combinaison de clé représente une forme de consentement, comme la « signature papier », ce qui va créer une signature digitale.

 Ainsi, cette signature digitale garantit un fort contrôle de la propriété.

Mais ce fort contrôle de la propriété n’est pas suffisant pour sécuriser les interactions digitales. Cette signature digitale ne résout que le problème de l’authentification.

Cependant, elle doit être combinée à des moyens d’approuver des transactions et des permissions : l’autorisation.

 

Un réseau décentralisé

Les bénéfices et les besoins d’un réseau décentralisé peut être compris à travers une expérience.

On va prendre une expérience assez simple : on va prendre un ensemble de maison dans un quartier. D’un coup, une maison s’écroule. S’il y a des caméras pour enregistrer l’écroulement de la maison, on peut être certain que la maison s’est bien écroulée. C’est une donc évidence que la maison est détruite, même si on ne connaît pas forcément les conditions particulières de cette écroulement.

La plus grande valeur de la blockchain du Bitcoin est son énorme réseau où les mineurs agissent comme les caméras pour obtenir un consensus et valider les transactions. Ils sont témoins de la même chose au même moment. A la place des caméras, les mineurs utilisent les résolutions mathématiques.

Ainsi, la taille du réseau est très importante pour sa sécurisation. Comme la popularité et les nouveaux utilisateurs augmentent de façon exponentielle, on peut dire que la sécurité de la blockchain augmente aussi de façon exponentielle.

C’est ce qui rend la blockchain du bitcoin si attractif. La puissance de calcul du bitcoin est plus grande que les 10 000 plus grosses banques du monde. C’est la même chose pour l’ethereum qui est pourtant encore immature mais possède une puissance de calcul déjà supérieur à celle de Google alors qu’il n’a que 2 ans d’existence et est encore en plein développement et expérimentation.

 

Comment sont émises les transactions ?

Quand les clés (publique et privée) sont combinées avec ce réseau, cela permet de créer une nouvelle fonction. Le processus commence lorrsque Bob utilise sa clé privée et fait une « émission d’information » (dans le cas du Bitcoin, Bob envoie de l’argent) et il « attache » ces informations cryptées à la clé publique de Alice.

Un block contenant une signature digitale, et des informations sur « l’interaction » est émis à tous les nœuds présents dans le réseau. Tous les blocks sont assemblés entre eux afin de créer la blockchain.

 

Comment le réseau décentralisé est au service du protocole ?

 Mais vous devez sûrement vous demandez pourquoi quelqu’un viendrait offrir la puissance de son ordinateur et payer de l’électricité pour sécuriser la Blockchain ?

C’est ce que l’on appelle le minage. Le minage est construit sur l’approche d’une ancienne question économique : la tragédie des biens communs. Il s’agit de mettre les mineurs en compétition dans le but d’avoir une ressource limitée : le Bitcoin.

Avec le protocole Blockchain, en offrant la puissance de calcul de votre ordinateur pour sécuriser le réseau, il y a une récompense pour l’un des ordinateurs participant à la résolution mathématique. Dans le cas du bitcoin, Quel est la récompense à votre avis ? Des bitcoins, bien sûr. Et pour l’ethereum, ce sont des éthers. Ainsi, votre propre intérêt est utilisé pour être au service de l’intérêt publique: vous gagnez de l’argent et vous aidez les autres personnes à sécuriser leurs transactions, Quoi de mieux ?

Dans le cas du Bitcoin, le but du protocole est d’éliminer la possibilité que le même bitcoin soit utilisé dans 2 transactions différentes en même temps : c’est la « double-spending attack». Donc sécuriser le réseau de transaction bitcoin revient à détecter les double-spending attack et les blocks modifier malicieusement et ensuite les annuler.

Cela explique pourquoi le bitcoin est souvent comparé à l’or. Les Bitcoins et leur unité de mesure, les satoshis (1 satoshi = 0,00000001 bitcoin) doivent être unique et avoir de la valeur pour pouvoir faire des transactions. Pour faire cela, les nœuds servant le réseau créent et maintiennent un historique des transactions pour chaque bitcoin en circulation en résolvant des problèmes mathématiques très complexes. Ce « travail » s’appelle la proof of work ou preuve de travail.

 Généralement, les nœuds « vote » avec leur puissance de calcul de leur ordinateur afin d’exprimer leur approbation ou non à propos des blocks ajoutés ou des blocks rejetés de la blockchain. Quand une majorité des mineurs arrivent à la même soluton, ils ajoutent le nouveau block à la chaine. Ce block est daté et contient des messages et des données sur la transaction actuelle mais aussi des transactions déjà effectuées.

Le processus de vérification et de prime au travail peut être différent selon les différentes Blockchain. Par exemple, la blockchain du Bitcoin est différente de la blockchain de l’ethereum. Ce qui compte dans un protocole blockchain est savoir quelles sont les transactions valides et ajoutées à la chaine et lesquelles ne le sont pas et rejetées par les mineurs et donc les règles qui régissent la validation des blocks.

Actuellement, nous sommes dans le développement de la blockchain donc de nombreuses expérimentations sont en train d’être faite.

Ce sera seulement après avoir obtenu le résultat de ces expérimentations que l’on pourra véritable comprendre jusqu’à où pourra nous amener la blokchain.

Voici une infographie qui permet de résumer toutes les informations que vous avez pu voir dans ce guide de la blockchain.

 

La blockchain est une technologie complexe mais qui est possible de décomposer en 5 étapes-clés.

N’oubliez de partager l’article 🙂

Cet article vous a plu ?

Laissez un commentaire pour me donner votre avis et pour permettre de m’améliorer.


    3 replies to "Qu’est ce que la blockchain ?"

Leave a Reply

Your email address will not be published.