Lancée en Novembre 2016, Waltonchain est un projet créé par des développeurs chinois et coréen dont le but est le combiner la technologie blockchain et la radio-identification (en anglais, « radio-frequency idenfication (RFID)) pour aider l’approvisionnement de marchandises des entreprises et des clients. Pour cela, ils veulent pousser encore plus loin l’intégration de la blockchain et de « l’internet des objets » (IoT) dans notre société. Selon les développeurs, Waltonchain pourrait incorporer des actifs physiques (marchandises principalement) dans la blockchain à travers un réseau décentralisé qui pourrait enregistrer et fournir des informations sur le cycle de développement des actifs physiques, des marchandises. Comme résultat de cette décentralisation, les développeurs suggèrent qu’avec la combinaison de la technologie RFID et de la blockchain, Waltonchain créera un authentique, traçable, transparent écosystème business digne de confiance qui permettra un partage de données très facile et intuitif.

L'équipe Waltonchain a pour but de monter sur pied un système totalement révolutionnaire de la supply chain.

L’internet des objets de valeur ou « The value Internet of Things »

L’internet des objets est l’ensemble des informations échangées et des communications entre des appareils physiques qui sont connectés via internet. D’après les développeurs de Waltonchain, l’inconvénient du modèle actuel d’internet des objets est que l’interaction entre les appareils connectés ne peut se réaliser que dans le même système de « confiance » entre des appareils vérifiées ou pré-approuvés par un réseau. Cela signifie que les appareils physiques connectés sur ce réseau doivent être vérifiés sous le même fournisseur de service « internet des objets ».

Les développeurs de Waltonchain suggèrent que la centralisation de l’IoT signifie que l’objectif de coopération autonome entre appareils et de transactions effectives ne peut pas être atteint dû à la complexité et à l’incertitude de la relation de confiance entre les différentes parties prenantes en dehors du réseau (banque, gouvernement, entreprise, client…). C’est ainsi qu’ils ont décidé de promouvoir un nouveau concept : « l’internet des objets de valeur » ou VIot.

Selon eux, en intégrant le réseau de l’internet des objets directement sur la blockchain, la VIoT peut fournir un accès décentralisé à la blockchain à travers d’innombrables appareils utilisant la technologie RFID. Comme la blockchain est open-source et que chaque transaction est enregistrée dans la blockchain, les problèmes reliés à la confiance entre les appareils sont éliminés permettant un échange plus sécurisé entre toutes les parties prenantes de l’écosystème de la chaîne logistique ou supply chain.

 

La technologie RFID

Pour comprendre le projet crée par Waltonchain, il faut comprendre à quoi sert la technologie RFID, un des deux technologies principales utilisées dans le projet.

Breveté par Charles Walton en 1983 (Le nom Waltonchain a été donné en son honneur), la technologie RFID utilise l’électromagnétisme pour « attacher » une identité digitale aux multiples objets qui nous entourent en utilisant des petites puces électroniques attachés à ceux-ci qui « étiquettent » l’objet en question. C’est par exemple, c’est technologie qui est utilisée pour les antivols. Ainsi, ces puces « étiqueteuses » opèrent de la même manière que les codes-barres sauf que les radios-étiquettes n’ont pas besoin de passer à l’intérieur du lecteur RFID pour que l’objet soit identifié.

La technologie RFID est une des technologies majeures du projet Waltonchain.

Ces dernières années, la réduction du coût du matériel RFID a été dû à une forte adoption du matériel dans de nombreuses industries. Par exemple, il est possible de voir l’utilisation de la technologie RFID pour le « marquage » des animaux : si vous avez un animal de compagnie et que vous lui avez fait mettre une puce pour ne pas le perdre et ben je peux vous dire que cette puce utilise la technologie RFID pour identifier votre chien à travers internet. La technologie RFID est aussi fortement utilisée dans le commerce de détail pour automatiser le traçage des marchandises à travers toute la logistique du commerce de détail. Cela permet d’améliorer la justesse de l’inventaire de stock et dans le domaine pharmaceutique, d’identifier les produits contrefaits.

D’après, l’équipe Waltonchain, la VIoT requiert matériel informatique et logiciel. Pour le matériel informatique, il faut les puces « étiqueteuses » RFID et les lecteurs qui sont, les deux, utilisés pour connecter la technologie RFID à la blockchain. Cela signifie que l’utilisation des puces « étiqueteuses » servent à connecter à la blockchain pendant que l’utilisation des lecteurs représente le « nœud » de la blockchain. Et donc, le logiciel utilisé dans la VIoT est la Waltonchain.

 

La structure de la Waltonchain

La structure de l’écosystème Walton permet l’utilisation de blockchains complémentaires, c’est à dire dans le cas de Walton, d’une blockchain parent et de « sous-blockchains » ou « blockchains enfants ». Waltonchain est la blockchain parent, qui, dans les étapes initiales du projet (étape 1.0), a prévu de fournir un système de logistique ultra-complet pour l’industrie textile. Ce système inclut la production, la logistique, le stockage et les différents points de vente (dont chaque point de vente possède un compte séparé sur une « sous-blockchain »). Le token utilisé pour le paiement et la circulation à travers ce système est appelé le Waltoncoin (WTC).

WTC a été créé comme un token Ethereum ERC-20 lors de son ICO. Un total de 100 millions de WTC a été distribué et attribué à chaque compte comme cela était prévu dans le programme. Il y a un élément très important à retenir dans l’écosystème Walton : ce total de token est fixe et donc il restera pour toujours 100 millions (sauf s’il y a une modification du code informatique et donc un fork). Les blocks enregistrés sont intégrés à la blockchain toutes les 60 secondes et 255 transactions peuvent être inclues dans un block. Les fonctions principales du WTC est de distribuer les « sous-blockchains », fournir des dividendes pour les nœuds permettant de maintenir le réseau et d’agir comme un mécanisme de crédit. La Waltonchain agit comme un « livre de compte public » des transactions WTC. Ces transactions sont enregistrées à travers tous les nœuds présents sur le réseau comme toutes les blockchains.

Le « block genesis » ou « block de départ » devrait être créé au début de l’année 2018.

Bien que les « sous-blockchain » ont l’autonomie de customiser leur propre fonction et les informations spécifiques de leur propre token et peuvent être créé par n’importe qui grâce au processus Waltonchain, leur management de ces « sous-blockchains » est garanti que par la blockchain parent, Waltonchain. Cependant, les « sous-blockchains » peuvent utiliser d’autres tokens pour leurs transactions mais seul les transactions des « sous-blockchains » utilisant les tokens WTC sont enregistrées sur la Waltonchain, la blockchain parent. Les bénéfices de cette structure sont que les nœuds, qui agissent comme vérificateurs des transactions n’ont pas besoin de sauvegarder les données provenant des « sous-blockchains » et donc rendre ces blockchains scalabent en fournissant une plus grande sécurité grâce la distinction entre blockchain parent et blockchain enfant.

La Waltonchain utilise, comme toute blockchain, un mécanisme de consensus de vérification. Son mécanisme de consensus est la « preuve d’enjeu et de confiance »(PoST) : c’est une mise à jour de la « preuve d’enjeu » (PoS). Ainsi, d’après l’équipe Waltonchain, le système PoST est une amélioration du système PoS puisqu’il intègre le « système d’évaluation de la réputation des nœuds ». Le système PoST fournit une difficulté de vérification ajustable à chacun des nœuds, cela est un moyen de s’assurer que l’intégrité des nœuds soit récompensée et ainsi améliorant la sécurité de la blockchain.

Cependant, la structure flexible de l’écosystème Walton permet aux « sous-blockchains » de déterminer leur propre mécanisme de consensus (soit preuve d’enjeu et de confiance, soit preuve d’enjeu) afin de permettre une application optimale dans différents scénarios d’application, différentes industries.

Un « byte fee » ou frais d’utilisation du réseau est payé pour pouvoir des transactions sur la Waltonchain. Le nœud « comptable » établit un prix minimal pour vérifier la transaction et le nœud voulant faire la transaction paramètre un prix maximal qu’il est pris à payer pour que sa transaction soit diffusée dans la blockchain. Lorsque ces deux transactions se rencontrent, la transaction sera écrite dans le livre des comptes public de la blockchain. Le nœud « comptable » va faire la vérification de transaction et donc du consensus pour obtenir le « byte fee ». Les tokens WTC doivent être utilisé pour payer ce « byte fee » et les nœuds présents dans la blockchain parent pourrait gagner des dividendes dans le développement des « sous-blockchains » car si le nombre de « sous-blockchains » et leurs transactions augmentent, le résultat est une plus forte demande de WTc pour pouvoir payer les « bytes fees », dont le nombre va aussi augmenter.

 

L’application de la Waltonchain

La phase 1.0 du projet Waltonchain est de mettre en œuvre l’écosystème Walton pour l’industrie textile. Dans cette phase, comme les articles sont en train d’être confectionné, un unique RFID est généré pour chaque produit, qui est enregistré par chaque « nœud enfant » (nœud de production) durant chaque étape de production. Chaque nœud enfant est équipé avec un lecteur RFID et est connecté à un « master node » ou « nœud parent ». Après cela chaque « master node » est connecté à internet et communique avec les autres « master nodes » (logistique, stockage…), qui va créer un block « production » pour enregistrer l’information de la production de l’article.

Durant le stockage des produits, les nœuds enfants (nœud stockage) seront utilisés pour fournir des informations sur le nombre de produits qui sont à l’intérieur ou à l’extérieur des entrepôts et le lieu de ces entrepôts. Chaque section aura un lecteur RFID pour enregistrer les informations correspondantes et un block « stockage » se créer qui sera connecté au block « production ».

Durant le transport des produits, d’autres nœuds sont utilisés (nœuds « logistique »), qui enregistrent les statuts du produit lors de son transport. Ainsi, les données enregistrées vont créer un block « logistique » qui sera ajoutée à la blockchain des deux blocks precédents.

Une fois que le produit a été reçu par le vendeur, chaque vendeur va agir comme un « master node » pour enregistrer les statuts et les informations du produit ainsi que les informations et les préférences du client. Ce nœud pourra donner des récompenses sous forme de WTC au clients pour « avoir accordé » des données personnelles. Ces transactions seront enregistrées dans la blockchain et incluront les détails du client.

D’après les développeurs, en appliquant la Waltonchain à l’industrie textile, les problèmes venant de la chaîne logistique comme les spécifications de produits, les faibles turnovers dans les entrepôts de stockage et l’obnubilation des entreprises à vouloir réduire le stock seront des problèmes du passé. Appliquer cette technologie à l’industrie textile pourrait transformer le détaillant en magasin intelligent, permettant aux managers de générer des rapports en temps réel. Ces rapports les informeraient sur la popularité de leurs produits et leur permettraient de réagir correctement pour assurer leurs plans de production selon la popularité du produit et donc de réduire le gaspillage et les coûts associés. De plus, pour le client, l’application de Waltonchain à cette industrie permettrait aux consommateurs de tracer les origines du produit qu’il est en train d’acheter et ainsi avec plus confiance dans l’entreprise puisqu’il à la connaissance que le produit qu’il est en train d’acheter est légitime.

 

Les bénéfices de la Waltonchain et de la VIoT

 D’après l’équipe Waltonchain, la combinaison de la blokchain et l’IoT pourra permettra la création d’un écosystème business traçable, totalement et digne de confiance avec des données qui seront partagées dans le monde entier. Comme je l’ai écrit précédemment, tout cet écosystème sera possible grâce à un assemblage cohérent de la technologie RFIFD et de la blockchain. Avec une combinaison de ces deux technologies du machine learning et de l’intelligence artificiel, une nouvelle chaine logistique sera créée incluant production, logistique, point de vente, vente et service après-vente.

 

Les étapes de développement de la Waltonchain

 L’équipe Walton a prévu de développer la Waltonchain en quatre étape : allant de la construction de la fondation Waltonchain, pour progressivement s’étendre vers la vente au détail, la logistique et pour finir en intégrant la production de produits.

Cette Roadmap du projet Waltonchain nous montre son développement an quatre étapes. La dernière étape de développement devrait se terminer en fin 2020.

Comme nous l’avons vu précédemment, l’équipe Waltonchain a développé un système d’intégration pour l’industrie textile basé sur la technologie RFID dont de nombreux projets pilotes ont déjà été testé. La prochaine étape est le développement de puce électronique RFID qui utilise la cryptographie asymétrique (clé publique, clé privée) qui sera utilisée avec le réseau Walton.

Pendant la phase 2.0, les puces électroniques RFID seront produit en masse pour être utilisées dans le commerce de détail et la logistique. Ils incluront un système de crédit intelligent permettant aux clients de Walton de payer pour manager, évaluer, tracer et échanger leurs produits à travers la chaîne logistique. Pendant cette phase 2.0, les développeurs anticipent que la logistique sera capable de couvrir toutes les informations logistiques sur la chaîne, couvrant ainsi un processus logistique complet allant de l’entrepôt de stockage au consommateur de l’entreprise.

Pour la phase 3.0, la technologie sera appliquée à l’étage de production pour permettre une customisation intelligente du packaging des produits. Cette phase inclura toutes les phases de la chaîne de production incluant l’achat de matières premières, la production, l’assemblage et le packaging. L’intention ce processus est d’éliminer la possibilité de contrefaçon.

Pour finir, la phase 4.0 fournira une mise à jour du matériel informatique et une amélioration de la structure des données de la Waltonchain. A cette étape, l’équipe de développement a prévu que la Waltonchain sera très largement utilisée à travers le monde.

 

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